Le Jazz de l’Utah se projette vers de nouvelles ambitions pour la saison 2026-27 de la NBA. Après le départ de Rudy Gobert et Donovan Mitchell il y a quelques années, ils arrivent à nouveau armés pour viser autre chose que la Loterie. Jusqu’où peut aller cette équipe ?
La reconstruction se déroule plutôt bien à Salt Lake City. Grâce à un mélange prometteur entre jeunes talents et joueurs expérimentés, le Jazz a bâti une formation qui n’a pas encore tout démontré, mais qui dispose de tout ce qu’il faut pour devenir une équipe redoutable et difficile à contrer. Et dans une Conférence Ouest où les places derrière le Top 5-6 se jouent des deux côtés, Utah pourrait bien sortir de l’ombre et faire du bruit.
Une reconstruction mêlant jeunesse et expérience
En échangeant Rudy Gobert et Donovan Mitchell il y a quelques années, le Jazz a engrangé un précieux capital de drafts, avec de nombreux choix au premier tour et des swaps. Lauri Markkanen s’est alors imposé comme la figure de proue de la franchise, presque par défaut mais avec efficacité, et parfois même au-delà des attentes, car Utah n’a pas immédiatement sombré totalement dans le bas du classement. Il a fallu patienter jusqu’aux deux dernières saisons pour s’approcher réellement des profondeurs du classement… afin d’obtenir enfin un haut choix de draft (numéro 2 en 2026).
Plusieurs choix restent à exploiter à l’avenir, mais jusqu’à présent et depuis le début de la reconstruction : Keyonte George, Brice Sensabaugh, Isaiah Collier, Kyle Filipowski, Ace Bailey et Darryn Peterson ont tous été recrutés par la Draft et devraient occuper des rôles plus ou moins déterminants dans la rotation de Will Hardy cette saison.
Taylor Hendricks, Walter Clayton Jr. et Cody Williams avaient également été recrutés par le Jazz, mais ont ensuite été transférés. Le duo Hendricks-Clayton Jr. a été impliqué dans un échange pour faire venir Jaren Jackson Jr. des Grizzlies, et le troisième a servi à ramener Josh Green.
Keyonte George, Darryn Peterson, Ace Bailey, Lauri Markkanen et Jaren Jackson Jr., voilà ce qui devrait composer le cinq de départ du Jazz en début de saison. Sur le banc, Jusuf Nurkic, Isaiah Collier, Brice Sensabaugh, Josh Okogie, Josh Green et Kyle Filipowski. Un roster qui commence à ressembler à quelque chose, mais qui doit encore trouver le bon équilibre.
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Le Jazz reçoit les premiers choix 2031 et 2033 ainsi que deux swaps en 2028 et 2030 ! 👀 https://t.co/HWnciycMic
— TrashTalk (@TrashTalk_fr) July 1, 2026
Aussi, le Jazz dispose de dix choix au premier tour sur les sept prochaines années (merci Walker Kessler), ce qui permettra encore de dénicher de nouvelles pépites, comme ils ont pu le faire avec Keyonte George, 16e choix et aujourd’hui titulaire indiscutable dans le back-court.
Une équipe qui va faire cliquer
Keyonte est justement l’une des raisons pour lesquelles le Jazz sera encore plus observé cette saison. En croissance constante depuis son arrivée en NBA, l’arrière voudra prouver qu’il peut être de la trempe des All-Stars à son poste. Véritable levier offensif, il sort d’une saison à 23,6 points, 3,7 rebonds et 6,1 passes de moyenne.
Lauri Markkanen est toujours en ville, et même s’il paraît éternellement sous-estimé, il fait un travail colossal à Utah depuis son arrivée en 2022, devenant All-Star et MIP un an plus tard. Le Finlandais n’est pas n’importe qui et cette saison encore, il illuminera le Jazz avec ses tirs lointains et ses grosses contributions offensives. Son apport en attaque pourrait faire des heureux.
D’autant qu’avec Jaren Jackson Jr. désormais en ville, la défense va redevenir le sujet principal à Salt Lake City. Complémentaire à Lauri, le DPOY 2023 va relever le niveau défensif et protéger le panier, et son arrivée contribue à rendre l’équipe encore plus polyvalente. De plus, son expérience et son statut d’All-Star en font un cadre du vestiaire.
Une autre grosse raison d’allumer le League Pass pour suivre Utah cette saison est l’arrivée de Darryn Peterson, se présentant avec le deuxième choix de la dernière Draft. L’arrière rejoint un effectif de qualité qui pourrait lui laisser une place immédiate; placé entre AJ Dybantsa et Cam Boozer, il cherchera à démontrer qu’il est le meilleur de sa génération, et l’environnement de haut niveau dans lequel il évolue l’aidera sans doute à y parvenir.
Derrière, avec des joueurs tels Ace Bailey, qui a montré de belles choses lors de son année rookie, Brice Sensabaugh qui a signé quelques cartons solides et tous les remplaçants, l’effectif des Violets s’annonce très prometteur et les forces en présence peuvent s’articuler autour du trio George-Lauri-JJJ.
Il commence à avoir de la gueule ce projet du Jazz :
Keyonte George
Darryn Peterson
Ace Bailey
Lauri Markkanen
Jaren Jackson Jr
Collier, Sensabaugh, Filipowski sur le banc.
Plein de picks, 38 millions de marge sur la Luxury Tax, toute la Mid-Level Exception…
Me Gusta🔥🥵 pic.twitter.com/R1975KvrIR
— TrashTalk (@TrashTalk_fr) July 1, 2026
La qualité est présente, mais c’est la première année du nouveau projet du Jazz.
Après une reconstruction bien menée qui a apporté des assets qui demandent encore à être exploités, il est désormais temps de gagner, et l’entraîneur Will Hardy aura une marge d’erreur plus restreinte et une pression sur les résultats accrue. Néanmoins, l’avenir semble entre de bonnes mains et beaucoup attendent de voir ce que donnera cette équipe au look renouvelé : 40 victoires ? 45 victoires ? Qualification en play-in voire retour direct en Playoffs ?
Réponse dans les mois à venir.