Prends soin de toi, Lucho ! : il brille au Bayern, mais il joue à la limite de l’intensité

Luis Díaz réalise un brillant début de saison avec le Bayern Munich : 10 buts en 16 matches officiels le confirment comme l’un des joueurs les plus décisifs de l’équipe dirigée par Vincent Kompany.

Mais derrière ce grand moment offensif, il y a une alerte à laquelle le guajiro lui-même doit prêter attention : son excès d’élan. Jusqu’à présent cette saison, « Lucho » a déjà cumulé une expulsion en Ligue des Champions et quatre cartons jaunes en Bundesliga, un loin d’être suspendu pour accumulation.

Le carton rouge contre le PSG est intervenu après un dur défi contre Achraf Hakimi dans le temps additionnel, une action revue par le VAR qui a fini par laisser le Bayern avec dix hommes et Díaz avec sa sixième expulsion en tant que professionnel.

« C’est très dur et malheureux, mais Lucho essayait de récupérer le ballon et leur joueur (Hakimi) avait le pied au milieu et il s’est coincé sous sa jambe. Cela fait partie du football », a déclaré le buteur Harry Kane.

C’est un geste malheureux qui a ouvert une nouvelle orientation dans le jeu du Colombien : il joue jusqu’à la limite.

Ce n’est pas une question de mauvaise intention, mais d’intensité. Díaz est comme ça : il se bat pour chaque ballon, revient marquer et n’économise pas une seule goutte d’énergie. Il conserve toujours le caractère compétitif de la Premier League, où le jeu physique et la pression après la défaite sont la norme, et il doit adapter cet instinct à l’époque de la Bundesliga, qui est moins permissive en matière de fautes que la ligue anglaise.

Au Bayern, son dévouement a fait de lui l’un des favoris des supporters. Son énergie est contagieuse, mais ce même feu l’amène parfois à commettre des infractions évitables ou à arriver en retard dans la pression. Cela lui est déjà arrivé à Porto et une fois en équipe nationale : son élan a joué contre lui.

Díaz est à un point culminant de sa carrière. Il marque, assiste, génère et soulève le stade à chaque fois qu’il affronte. Mais il est également confronté à un défi naturel pour un joueur qui vit à pleine intensité : trouver l’équilibre. En Allemagne, on le considère déjà comme un personnage offensant ; C’est désormais à son tour de s’imposer comme un footballeur qui sait se mesurer dans son envie de récupérer le ballon et de faire ce qu’il fait de mieux.