Les possibles rivaux de l’Argentine pour l’accueil en 2035, selon l’analyse d’Agustín Pichot

Agustín Pichot a mis sur la table le rêve que l’Argentine accueille la Coupe du monde de rugby en 2035, tout en précisant que la proposition vise quelque chose de plus large. « La Coupe du Monde que nous visons concerne toute la région, que ce soit l’Amérique du Sud, avec l’Argentine en tête »a-t-il expliqué en dialogue avec la Scrum Team, marquant l’idée d’une candidature commune impliquant les pays voisins.

Dans ce scénario, l’ancien demi de mêlée a également analysé la concurrence qu’aura le projet sud-américain. « L’Europe va lever la main. Le problème maintenant est qu’il n’est plus aussi facile qu’avant d’organiser une Coupe du Monde »a-t-il prévenu. Et il ajouta : « Je ne pense pas que la France, mais l’Angleterre, l’Espagne ou l’Italie puissent essayer, même si la situation entre les pays est différente de celle d’ici. Il est plus simple de s’unir avec nos pays voisins ».

Pichot a également soulevé un débat plus profond sur le sens de l’organisation d’une Coupe du monde. « Nous devons analyser pourquoi nous organisons une Coupe du Monde, si c’est juste pour générer de l’argent ou pour autre chose »détenu. Il a même laissé ouverte la possibilité d’un modèle différent : « Il faut aussi se demander s’il est possible de le faire et de gagner un peu moins qu’en Angleterre, au Japon ou en France ».

Concernant le poids de l’Argentine dans la structure internationale, l’ancien dirigeant a souligné la croissance du rugby national ces dernières années. « Nous avons notre propre poids dans World Rugby. Avec Los Pumas cinquièmes au classement, les Yaguaretés en croissance et Los Pumas 7 parmi les meilleurs du monde »a-t-il noté, soulignant la position du pays sur la carte mondiale.

Par ailleurs, il est revenu sur son rôle dans le développement du rugby sud-américain après le départ des Jaguares du Super Rugby. « Après 2019, je me suis concentré sur la réorganisation de tout dans la région »a-t-il expliqué. Et il raconte comment il s’est à nouveau impliqué dans la structure internationale : « Quand Brett Robinson a gagné, il m’a dit ‘viens m’aider’, mais même s’il y a eu des moments où j’ai pris les devants, c’est un processus que l’UAR construit depuis 2008 ».

Enfin, Pichot a détaillé à quel stade se trouve le projet et quelles sont les prochaines étapes. « Cela a commencé en janvier avec une lettre du gouvernement soutenant la candidature. Nous en sommes maintenant à la documentation et à la planification »a-t-il déclaré. Et il prévoyait : « Nous pensons qu’en mai de l’année prochaine, on décidera qui concourra. Aujourd’hui, le Japon, l’Espagne et peut-être l’Italie apparaissent, alors que, d’après ce que j’ai compris, l’Afrique du Sud ne serait pas candidate »..