Equipe nationale de Colombie: Lerma, la plus constante de la mi-temps pour les matchs amicaux contre la Nouvelle-Zélande et l’Australie

C’est un travail silencieux mais vital. Jefferson Lerma continue d’être le thermomètre du milieu de terrain colombien, le joueur qui équilibre et soutient le jeu dans la zone la plus sensible du terrain. Il n’y en a pas d’autre comme ça. Chaque appel de l’équipe nationale rouvre le même débat : qui peut le remplacer ? Et la réponse reste la même : personne.

A 31 ans, le milieu de Crystal Palace possède une solide présence en Premier League. Il a commencé la saison de manière irrégulière, mais s’est une fois de plus imposé dans le onze de départ d’Oliver Glasner. Lors des trois derniers matchs du club anglais, il a joué 90 minutes, assurant l’ordre et même délivrant des passes décisives à ses coéquipiers en attaque. Il est aujourd’hui le milieu de terrain colombien le plus constant de l’élite européenne, et c’est pourquoi Néstor Lorenzo le garde comme pièce fixe dans la structure de l’équipe nationale.

La Colombie affrontera deux matchs amicaux dans les prochains jours : contre la Nouvelle-Zélande (samedi 15 novembre, 19h00) et contre l’Australie (mardi 18 novembre, 20h00), des duels qui serviront à tester des variantes au milieu de terrain et à donner des minutes aux joueurs sous observation.

Sur cette liste figure Gustavo Puerta, qui a été rappelé par Lorenzo et pourrait avoir des minutes dans l’un des deux matchs. En théorie, Puerta est le footballeur qui ressemble le plus au style de Lerma : dynamique, avec une bonne première passe et un bon parcours. Cependant, il lui manque encore de l’expérience pour assumer ce rôle d’équilibriste que le joueur de Palace exécute si naturellement.

Ríos et Castaño, les contrastes

Derrière Lerma, la réalité est différente pour ses coéquipiers de la surface. Richard Ríos et Kevin Castaño arrivent dans l’équipe nationale à des moments opposés à ceux du milieu de terrain de Premier League.

Ríos, qui a joué 1 723 minutes en 21 matches officiels avec Benfica, a de la continuité, mais pas la performance attendue. Même si José Mourinho l’a publiquement soutenu et que Rui Costa lui-même, le président du club, a demandé de la patience, le Colombien traverse une période grise dans son jeu. Au Portugal, ils soulignent leurs efforts et leur déploiement, mais ils reconnaissent également qu’ils ont perdu en clarté dans la livraison et en précision dans le résultat. Neuf cartons jaunes cette saison montrent qu’un excès de dynamique lui coûte plus cher que d’habitude.

Kevin Castaño vit également des jours difficiles à River Plate. L’ancien joueur d’Águilas Doradas a joué 2 884 minutes en 37 matchs au cours de l’année 2025, mais ses performances ont été irrégulières. Il a été titulaire pendant une bonne partie de l’année, cependant, sa participation a été critiquée par la presse argentine en raison du manque de notoriété dans une équipe qui ne trouve pas de stabilité. Le niveau du fleuve, loin du niveau attendu lors de la Clausura, l’a également entraîné dans ce ralentissement collectif. Castaño essaie de se maintenir comme alternative au confinement, mais depuis l’Argentine, on souligne qu’il manque de poids dans les duels et de présence lors de la première passe.

Lerma, le patron du milieu de terrain

Pendant ce temps, Lerma continue de montrer la voie. Son football sans fioritures, sa lecture tactique et sa capacité à corriger les erreurs des autres font de lui le milieu de terrain le plus fiable de l’équipe nationale. En Angleterre, il est apprécié pour sa persévérance et en Colombie pour son leadership silencieux. Dans un domaine où personne ne peut égaler son niveau, Lerma continue d’être l’équilibre naturel de l’équipe de Lorenzo, celui qui transforme l’intensité en ordre et la lutte en contrôle.