Les Pumas alignent cinq changements et deux débuts comme titulaires face au Pays de Galles

Si quelque chose a démontré Felipe Contepomi au cours de ses deux ans et demi de mandat, c’est qu’il n’a pas le moindre tremblement lorsqu’il faut opérer des changements. Les répercussions de la lourde défaite face à l’Écosse ont entraîné des ajustements profonds dans l’équipe. Pour le combat face au Pays de Galles, ce samedi à 16 heures à San Juan pour la deuxième journée du Nations Championship, il a introduit cinq variantes, parmi lesquelles les deux piliers.

À Córdoba, la mêlée a été irrégulière. Elle a concédé deux pénalités sur les lancers adverses et il y eut quelques gestions peu propres à la base. Mais lorsque Tomás Rapetti et Boris Wenger sont entrés dans les premières minutes de la deuxième période, ils ont produit un effet immédiat et obtenu une pénalité avec cette formation. Ils auront désormais la possibilité d’être titulaires pour la première fois de leur carrière chez les Pumas.

De plus, Contepomi a ordonné l’entrée de Bautista Delguy à la place de Rodrigo Isgró, qui, malgré l’essai inscrit, a été erratique dans le jeu aérien, et les retours de Justo Piccardo et de Marcos Kremer, qui n’étaient pas disponibles pour le match précédent (le premier après avoir disputé la finale en France et le second en raison de la naissance d’un enfant). Ils laissent leur place à Faustino Sánchez Valarolo (sort du groupe des 23) et Pablo Matera (au banc).

Wenger, pilier gauche, et Rapetti, droit, sont deux jeunes joueurs qui ont fait leurs débuts l’année dernière avec les Pumas. Le premier est issu du Jockey de Villa María, s’est distingué chez les Dogos XV et la saison dernière a évolué à Harlequins (12 matches, un titularisé); chez les Pumas, il a débuté lors de la victoire contre les Lions et a disputé six autres matches, tous depuis le banc. Rapetti (21 ans) est originaire d’Alumni, s’est illustré chez les Pumitas (trois Coupes du Monde juniors) et chez Pampas. Il est passé par Toulouse, mais a surtout évolué en Espoirs (un seul match en Top 14). En sélection senior, il compte quatre sélections.

« La concurrence interne des premières lignes est très équilibrée et nous pensons que c’est la meilleure combinaison pour ce match », justifia Contepomi. « Par la fraîcheur, par la façon dont ils se sont entraînés lors du dernier match, par leur entraînement tout au long de la semaine. Après, il faudra tester cela sur le terrain, mais nous pensons que c’est la meilleure combinaison. »

Tandis que Mayco Vivas passe sur le banc, Pedro Delgado cède sa place dans le groupe des 23 et apparaît Francisco Coria comme option de remplacement. Parmi les remplacements potentiels, par rapport au match précédent éclosent également Simón Benítez Cruz et Ignacio Mendy.

« Il y a des changements qui sont stratégiques, certains pour des raisons de concurrence, d’autres liées à des circonstances », poursuivit Contepomi. « Quand on choisit l’effectif, on dispose d’informations plus détaillées sur l’état physique et mental des joueurs et nous avons retenu les 23 qui, selon nous, peuvent le mieux nous représenter pour améliorer la production du match passé. Avec deux semaines de travail supplémentaires, ils gagneront en cohésion autour de notre identité de jeu. »

Les Pumas ont débuté le Nations Championship par une défaite 47-38 contre l’Écosse, un match qui a mis en évidence le manque de cohésion collective. Le Pays de Galles vient de battre le Fiji à Cardiff, dans un match également étendu (39-24). Lors du dernier affrontement entre les deux équipes, au début de la fenêtre de novembre dernier au Principality Stadium, l’Argentine s’était imposée par une victoire écrasante 52-28, la plus lourde défaite des Gallois face à l’Argentine, mais depuis lors les Gallois se sont améliorés sous la houlette de Steve Tandy. Samedi, cela ne sera pas chose facile.

Les alignements

Argentine : Santiago Carreras; Bautista Delguy, Lucio Cinti, Justo Piccardo et Mateo Carreras; Tomás Albornoz et Gonzalo García; Marcos Kremer, Joaquín Oviedo et Santiago Grondona; Matías Alemanno et Guido Petti Pagadizábal; Tomás Rapetti, Julián Montoya (cap.) et Boris Wegner.

Entraîneur : Felipe Contepomi.

Remplaçants : Ignacio Ruiz, Mayco Vivas, Francisco Coria, Franco Molina, Pablo Matera, Simón Benítez Cruz, Matías Moroni et Ignacio Mendy.

Pays de Galles : Blair Murray; Ellis Mee, Eddie James, Joe Hawkins et Josh Adams; Sam Costelow et Tomos Williams; Jac Morgan, Aaron Wainwright et James Botham; Adam Beard et Ben Carter; Dillon Lewis, Dewi Lake et Rhys Carré.

Entraîneur : Steve Tandy.

Remplaçants : Ryan Elias, Nicky Smith, Ben Warren, Teddy Williams, Kane James, Kieran Hardy, Max Llewellyn et Louis Rees-Zammit