Charlotte Hornets : l’aperçu complet de la saison 2026-27

La NBA revient le 20 octobre, et avec elle 30 clubs pleins d’ambition… certains plus que d’autres, certes. Qui dit reprise dit 30 previews en 30 jours, et on démarre sans tergiverser avec les Charlotte Hornets !

Ce qu’il s’est passé la saison dernière

Quarante-quatre victoires pour trente-huit défaites, neuvième place à l’Est. Cette statistique pourrait suffire à résumer la saison 2025-26 des Hornets, mais elle ne dit pas d’où ils partaient. Après un 19-63 l’année précédente et une quatrième saison consécutive de recul du nombre de victoires, plus personne n’y croyait à Charlotte. Le début de la campagne n’a rien arrangé : 4-14 à l’issue de novembre, puis 11-23 en janvier. Et pourtant, c’est là que tout a basculé.

 

Kon Knueppel January Highlights:pic.twitter.com/TVMWKbWOiG

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La première grande satisfaction est évidemment Kon Knueppel. Quatrième choix de la Draft, le rookie a explosé le record NBA de tirs à trois points réussis par un débutant et a passé toute la saison à impulser l’attaque des Hornets de loin. Il a même été le meilleur marqueur de toute la ligue sur cette période. À ses côtés, Brandon Miller a confirmé son potentiel avec 20,2 points, 4,9 rebonds et 3,3 passes par match, tandis que Moussa Diabaté a continué d’effectuer le travail ingrat, notamment sur les rebonds offensifs. Charles Lee, en deuxième année sur le banc, a su faire passer son groupe du statut de bouc émissaire à celui d’une équipe qui dérange tout le monde. Mais tout cela s’explique largement par LaMelo Ball.

Car oui, il fallait garder le meilleur pour la fin. Celui qui était critiqué par tous a enfin réussi à rester en bonne santé et est devenu le moteur offensif permettant à toutes les autres pièces de briller. Le meneur a tout fluidifié et été la principale source d’une seconde moitié de saison explosive. Charlotte est devenue la meilleure attaque de la ligue après le All-Star Break et le cinq majeur s’est avéré le plus efficace en termes de net rating.

🚨 REVIVEZ CE FINISH DE MALADE ENTRE LE HEAT ET LES HORNETS ! 🔥

Garanti sans spoiler 👀

Premier match de Play-In, le perdant est éliminé, le gagnant peut encore tenter de rallier les Playoffs ! pic.twitter.com/v3N86RQQnV

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Après avoir semblé toucher le fond en début de saison, Charlotte a enchaîné les victoires jusqu’à décrocher le meilleur bilan de la franchise depuis 2021-22. Un vrai frisson pour un Spectrum Center qui n’avait plus connu une telle excitation. Malheureusement, ce conte de fées a tourné court. Le 17 avril à Orlando, face au Magic, les Hornets disputaient le deuxième match du Play-In, à une marche du retour en Playoffs, mais ils s’inclinaient lourdement (121-90). Un match à sens unique où LaMelo Ball a fini sur le banc. Charlotte s’était pourtant défait du Heat lors du premier rendez-vous (127-126). Résultat : la disette perdure, dix ans sans playoffs. Mais, pour une fois, il y avait matière à être fier de la saison.

Le marché de l’été

  • Ils partent : La hype de 2026 ? Miles Bridges, LaMelo Ball, Josh Green, Tre Mann, Xavier Tillman, Tosan Evbuomwan, Antonio Reeves
  • Ils prolongent : Coby White
  • Ils arrivent : Naz Reid, Royce O’Neale, Grayson Allen, Hannes Steinbach, Dennis Schroder, Kylan Boswell, Christian Anderson Jr, Michael Ajayi, Ryan Nembhard

C’est l’été où Charlotte a décidé de tout bouleverser. Après une saison de renaissance, les Hornets ont surpris tout le monde en envoyant LaMelo Ball à Minnesota, accompagné de Josh Green, en échange de Naz Reid. L’intérieur arrive pour apporter son scoring et son énergie en sortie de banc, ou dans le cinq majeur, accompagné d’un joli réservoir de premiers tours et d’échanges futurs. Quelques jours plus tard, c’était au tour de Miles Bridges de prendre la direction de Phoenix, en contrepartie de Grayson Allen, Royce O’Neale et un premier tour 2033 non protégé. Deux des plus gros noms de l’effectif avaient donc quitté la ville en une semaine, mais Charlotte a misé sur l’expérience et la flexibilité.

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OH LE TRADE DE ZINZIN https://t.co/HB2mNRxmcD

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Pour remplacer LaMelo à la mène, c’est Coby White qui a été prolongé pour trois ans et 74 millions de dollars. Il sera le nouveau visage de la distribution des Hornets et devra démontrer qu’il peut orchestrer l’attaque autour de Brandon Miller et Kon Knueppel, désormais les deux piliers du projet. Dennis Schröder est là pour encadrer la Second Unit. Chez les jeunes, Hannes Steinbach, sélectionné en 14e position, se frayera un chemin dans la rotation intérieure aux côtés de Moussa Diabaté. Christian Anderson Jr a été drafté pour apporter de la profondeur au poste de meneur. Ils auront le temps de se faire les dents. Côté départs, Tre Mann file vers Washington et pour les autres (Tillman, Evbuomwan, Reeves), pas grand-chose à signaler, ce sont des joueurs de rotation qui n’ont pas laissé une empreinte marquante à Charlotte. Le vrai sujet demeure la fin de l’ère LaMelo. Il faudra apprendre à vivre avec.

L’effectif 2026-27 des Hornets

  • Meneurs : Dennis Schröder, Ryan Nembhard, Sion James, Christian Anderson Jr., Kylan Boswell (two-way)
  • Arrières : Coby White, Kon Knueppel, Grayson Allen, Liam McNeeley
  • Ailiers : Brandon Miller, Royce O’Neale, Pat Connaughton, Michael Ajayi (two-way)
  • Ailiers-forts : Naz Reid, Tidjane Salaün, Grant Williams, P.J. Hall (two-way)
  • Pivots : Moussa Diabaté, Hannes Steinbach, Ryan Kalkbrenner

Un cinq majeur qui a de quoi surprendre : Les cinq postes sont presque verrouillés, avec White à la mène, Knueppel comme tireur d’élite, Miller en ailier, Reid et Diabaté à l’intérieur. Le Français bénéficie de la préférence de l’entraîneur et, grâce à son énergie et sa capacité à grappiller des rebonds offensifs, il pourrait être l’option numéro un au poste cinq. Reste toutefois à surveiller Ryan Kalkbrenner, plus massif, et Hannes Steinbach, la nouvelle recrue qui compte bien rivaliser pour une place. Le tandem Miller-Knueppel détiendra les clés de l’attaque, ce qui peut fonctionner de manière très efficace… ou pas.

BRANDON MILLER A ÉCRASÉ VIT KREJCI 😭💥pic.twitter.com/QgN9itgTPN

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Sur le banc, il y a de quoi faire. Charlotte a rempli sa rotation avec des vétérans qui ont fait leurs preuves en NBA : Schröder, Allen, O’Neale, Connaughton ou encore Grant Williams. Ils apporteront stabilité et sang-froid pour guider les nombreux jeunes qui n’ont qu’une ambition : progresser, comme Anderson Jr., Nembhard, McNeeley, Dillingham et Salaün. Petit mot pour le Français, qui occupe encore un rôle d’ailier à développer et peut continuer à gagner en progression. C’est le genre d’équilibre recherché par la direction, qui se ressentira dans la plupart des alignements.

Reste le poste de meneur. Coby White a beaucoup à prouver dans le rôle d’organisateur, et on peut se demander comment la création de jeux pourrait évoluer sans LaMelo Ball. Heureusement, Schröder, Nembhard et James offrent des solutions de secours. Mais c’est peut-être là que résidera la plus grande difficulté de l’équipe cette saison. Pour le reste, l’effectif est profond, équilibré et garni de shooteurs, un vrai changement de décor pour une franchise habituée à courir après les bons profils. Reste à voir si cet assemblage prendra, mais sur le papier, il peut embêter pas mal de monde à l’Est.

Une petite vidéo en passant ?

TTFL : les joueurs des Hornets à suivre

Kon Knueppel, Brandon Miller, Naz Reid, ça ne crie pas “fantaisie”

Si le duo de jeunes talents poursuit sur sa lancée, ce sont des joueurs à intégrer chaque mois dans les decks. Brandon Miller a confirmé son rang de premier violon avec plus de 20 points de moyenne, et il devrait disposer de davantage de situations près du cercle cette saison avec le départ de LaMelo Ball. Kon Knueppel, lui, a battu le record NBA de tirs à trois points pour un rookie : s’il maintient ce rythme, il deviendra une machine à points, avec une belle précision de loin. Et lorsque les Hornets se retrouvent sans meneur expérimenté, ces deux-là auront les clés de l’attaque et les tirs qui vont avec.

Les soirs plus complexes peuvent aussi profiter de Naz Reid, surtout lorsque Moussa Diabaté a du mal à lancer sa machine, ou d’un Coby White qui s’installe rapidement dans son rôle d’organisateur : le premier apporte scoring, rebonds et polyvalence, le second peut prendre beaucoup de tirs tout en distribuant, désormais que la mène est entre ses mains.

Qu’attendre des Hornets cette saison ?

Charlotte vient de vivre sa meilleure saison en dix ans, et aussitôt la franchise a démantelé le jouet pour repartir de zéro. Le premier dossier reste la mène : Coby White est un très bon marqueur, mais organiser une attaque à la manière de LaMelo Ball relève d’un autre métier. À cela s’ajoute une raquette où Naz Reid devra assumer le rôle de titulaire à plein temps, un banc empli de vétérans qui ont connu des jours meilleurs (Salutations à Schröder, Connaughton, Grant Williams), et des rookies qui devront prendre leurs aises pour s’imposer. Et à l’Est, où chaque équipe vise le haut du tableau, l’erreur n’est pas sanctionnée.

LE TIR DE DINGO COBY WHITE 😱😱😱

HORNETS STILL ALIVE pic.twitter.com/IQzYvSABgT

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Charlotte possède de nombreuses qualités: du tir à toutes les positions, avec Knueppel, Allen, White et Miller, une vraie profondeur sur les ailes, et un Charles Lee qui a déjà démontré qu’il savait faire progresser un groupe même lorsque tout semblait perdu (rappel: 4-14 en novembre, 44-38 en avril). Brandon Miller et Kon Knueppel ont aussi la capacité de franchir un cap supplémentaire. Si l’un des deux passe un cap, l’objectif du Play-In n’est pas hors de portée. Avec l’immense stock de picks amassés cet été (dont un premier tour 2033 non protégé de Phoenix et un autre de Minnesota), les Hornets ont surtout choisi de construire sur le long terme. Cette saison sera celle du test : est-ce que le duo Miller-Knueppel peut porter une équipe, et est-ce que Coby White est vraiment l’homme pour diriger ? Si la réponse est oui, alors le pari est sans doute le plus beau coup de la franchise depuis longtemps. Sinon, il restera toujours les picks en réserve.

Dans tous les cas, on attend avec impatience le premier match face à Minnesota, histoire de voir LaMelo Ball recevoir les applaudissements, espérons-le, à Charlotte.

Le pronostic du rédacteur : 34 victoires – 48 défaites

Quelques liens utiles

  • Les salaires des Charlotte Hornets pour la saison 2026-27
  • Les 10 bonnes raisons de suivre les Charlotte Hornets en 2026-27
  • La hype aura-t-elle duré une seule saison ?
  • Zoom sur Kon Knueppel
  • Tidjane Salaün – Moussa Diabaté, deux Coqs à Charlotte