Plus de quatre ans après l’assassinat de Federico Martín Aramburú à Paris, le CASI, avec les proches et amis de l’ancien Puma, a lancé un appel à la communauté du rugby pour réclamer justice à quelques jours de l’ouverture du procès. Sous la bannière « JUSTICE POUR FEDE », l’initiative sera présente ce samedi lors des sept matchs du Top 14 de l’URBA et lors de la rencontre entre les Pumas et l’Australie.
Le processus judiciaire se déroulera en France du 7 au 25 septembre, après une longue attente de la part des proches d’Aramburú. « Sa famille, ses amis et toute la communauté du rugby espèrent qu’après une longue attente, la justice française apportera une réponse ferme face à la gravité des faits », indique le communiqué diffusé par les familles, les amis et la communauté du CASI.
Âgé de 42 ans et père de trois enfants au moment de son assassinat à Paris, le 19 mars 2022, Aramburú avait émergé du CASI. Il était le Puma n°623, a disputé 22 matchs avec l’équipe nationale argentine et faisait partie de l’effectif qui a réussi à obtenir une troisième place historique à la Coupe du Monde de rugby 2007 organisée en France.
Le crime s’est déroulé au petit matin, à la suite d’une discussion dans un bar de la capitale française. Aramburú se trouvait aux côtés du rugbyman français Shaun Hegarty lorsqu’une altercation a éclaté avec Loïk Le Priol et Romain Bouvier. Après l’intervention du personnel de sécurité, l’Argentin et Hegarty ont quitté les lieux. Peu après, ils furent de nouveau recherchés par les agresseurs et l’ancien joueur argentin a reçu plusieurs coups de feu qui lui ont coûté la vie.
Loïk Le Priol a été inculpé de meurtre, tandis que Bouvier devait être jugé pour tentative de meurtre. Lyson Rochemir, la partenaire de Le Priol, était présente lors de l’épisode et a été inculpée comme complice de tentative de meurtre.
À l’approche du procès, le CASI cherche désormais à étendre la revendication à l’ensemble du rugby argentin. Le club a invité à afficher l’affiche « JUSTICE POUR FEDE » au cours de la journée de samedi, tant lors des rencontres du Top 14 de l’URBA que lors du match des Pumas.
« Le rugby était une partie centrale de la vie de Fede. Aujourd’hui, sa communauté a l’occasion d’accompagner sa famille et de se rassembler autour d’une même revendication », affirme le communiqué. La lettre se conclut : « Pour Federico, pour sa famille et pour tous ceux qui continuent de réclamer justice : JUSTICE POUR FEDE ».