NANTES, France (AP) — Un supporter nantais est décédé samedi à la suite d’une bagarre survenue avant le match du club. Victoire 1-0 contre Nice lors de la dernière flambée de violence pour gâcher le football français cette saison.
Nantes a déclaré dans un communiqué dans la nuit que le supporter avait été « mortellement blessé » à proximité du stade du club. Selon le journal L’Equipe, le supporter était membre de la Brigade Loire, le principal groupe de supporters inconditionnels de Nantes.
« Dans des circonstances qui font l’objet d’une information judiciaire en cours, le joueur de 31 ans s’est effondré, touché au dos », a précisé le club. « Malgré l’intervention des secours, le ventilateur n’a pas pu être sauvé. »
Les huit fois champions de France ont indiqué que le parquet avait ouvert une enquête pour homicide volontaire.
Les faits ont eu lieu peu avant 20 heures, heure locale, lorsque plusieurs VTC transportant des supporters niçois se rendant au match ont été attaqués par des groupes de supporters nantais, a indiqué le procureur de la République de Nantes, Renaud Gaudeul.
« Les toutes premières investigations médico-légales montrent que la victime présentait une blessure au dos, possiblement provoquée par une arme blanche », a indiqué le procureur, cité par les médias français.
Le journal local Ouest France a rapporté que l’agresseur présumé avait d’abord fui les lieux avant de se rendre au commissariat de police. Gaudeul a indiqué dimanche qu' »un chauffeur de VTC » s’était présenté au commissariat de Nantes et avait été placé en garde à vue pour des chefs notamment d’homicide volontaire, précisant que le suspect était un homme de 35 ans.
La ministre française des Sports, Amélie Oudéa-Castéra, a exprimé sa « grande tristesse » dans un message publié sur X, le réseau social anciennement connu sous le nom de Twitter, alors que la ligue française a adressé ses condoléances à la famille du supporter et au club.
« Mes pensées vont à sa famille, à ses proches et à ses amis dans les tribunes », a écrit Oudéa-Castéra.
L’entraîneur nantais Jocelyn Gourvennec, nommé cette semaine, a déclaré n’avoir appris le décès du supporter qu’après le match.
« Je ne peux pas imaginer comment on peut aller à un match de football, parfois avec sa famille, et se retrouver entre la vie et la mort après un match », a-t-il déclaré. «C’est inconcevable. Les joueurs en ont beaucoup parlé dans le vestiaire, ils ont été très touchés.
La Ligue française de football a fait la une des journaux pour toutes les mauvaises raisons cette saison, suite à une recrudescence de violences dans les stades au cours des deux dernières campagnes. Selon le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, plus de 100 policiers ont été blessés lors d’incidents liés au football la saison dernière.
En octobre à Montpellier, un match a été arrêté dans le temps additionnel après que des supporters aient lancé un feu d’artifice depuis les tribunes qui a atterri à côté du gardien de Clermont Mory Diaw. Le joueur sénégalais a dû être évacué sur une civière, mais n’a pas été grièvement blessé.
Un nouveau point bas a été atteint quelques semaines plus tard à Marseille lorsque le bus transportant les joueurs lyonnais a été lapidé par des supporters devant le stade Vélodrome. Les vitres ont été brisées et Fabio Grosso, alors entraîneur de Lyon, s’est retrouvé avec le visage ensanglanté, une blessure qui a nécessité des points de suture.
Des sympathisants ont également été visés, cinq policiers ont été blessés et neuf personnes placées en garde à vue, selon Darmanin.
Un autre épisode de violence a éclaté à Montpellier le week-end dernier lorsqu’un bus transportant les supporters brestois chez eux a été attaqué alors qu’ils quittaient la ville du sud après une victoire 3-1 de l’équipe à l’extérieur. Leur bus a été heurté par des pierres qui auraient été lancées depuis un pont autoroutier.