Il y a un moment dans le rugby où tout semble s’arrêter. Le ballon repose sur son support, les coéquipiers s’écartent et les regards se braquent sur un seul joueur. Avant de taper, certains joignent les mains comme s’ils priaient; d’autres répètent des gestes difficiles à déchiffrer, ils respirent profondément, regardent attentivement ou sourient. Ce qui peut sembler, de l’extérieur, une cabale est, bien souvent, un outil de concentration. Derrière ces rituels il y a des histoires personnelles, des apprentissages techniques et une quête commune : exécuter le coup de pied avec la même confiance, peu importe ce qui est en jeu.