Noa Essengue, enfin sa première vraie saison en tant que recrue ?

Cette année, Noa Essengue devra démontrer tout son potentiel à Chicago. Après une première saison pratiquement blanche, due à une blessure à l’épaule, et une Summer League plutôt moyenne, le jeune Français de 19 ans doit désormais gagner la confiance de son nouvel entraîneur, Tiago Splitter. Sélectionné à la 12e place de la Draft 2025 par les Bulls, il lui faudra rapidement s’imposer dans la rotation.

Noa Essengue s’apprête à faire ses « véritables » débuts en NBA. Repêché à la 12e position par Chicago lors de la Draft 2025, le jeune intérieur tricolore était censé utiliser sa première saison pour appréhender petit à petit le monde de la grande ligue. Sauf que l’épaule gauche en a décidé autrement.

Après seulement six minutes disputées sous le maillot des Bulls, le Français a dû mettre un terme à sa saison et entrer en chirurgie. Conséquence : près d’un an d’arrêt et un retard conséquent à rattraper.

Noa Essengue getting in work pic.twitter.com/BmIDCaEw5Z

— K.C. Johnson (@KCJHoop) le 7 avril 2026

De retour pour la Summer League de Las Vegas cet été, Essengue avait donc pour mission principale de retrouver ses sensations. Mais il devait surtout convaincre un nouveau coach (Tiago Splitter) et une direction qui n’étaient pas responsables de sa sélection.

Les stats de notre Frenchie la saison dernière

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À la suite d’une année sans compétition, Noa Essengue revenait à Las Vegas et entamait sur une note prometteuse: face aux Grizzlies, il a ajouté 10 points, 5 rebonds, 2 interceptions et 4 contres en près de 29 minutes de jeu.

De quoi rappeler pourquoi Chicago avait cru en lui quelques mois plus tôt : avec ses 2m06, Essengue affiche un profil physique intéressant, capable de défendre plusieurs postes et d’apporter de l’activité des deux côtés du terrain.

🇫🇷 Noa Essengue de retour sur les parquets 🔥

10 POINTS
5 REBONDS
2 INT
4 CONTRES pic.twitter.com/yoNxLRzzQ4

— NBA France (@NBAFRANCE) le 11 juillet 2026

Mais le deuxième match a rapidement ramené tout le monde sur terre : seulement 6 points en 18 minutes face à Utah, plusieurs pertes de balle et une adresse offensive loin d’être convaincante. Tiago Splitter n’a pas mâché ses mots après la rencontre.

« J’attendais davantage de lui. Il a commis plusieurs turnovers et son tir n’est pas fiable. C’est un mauvais mix »

Voilà qui est dit. Le coach brésilien réclame également plus de dureté physique de la part de son jeune joueur.

« Il doit peut-être mettre un peu plus de puissance dans tout ce qu’il fait. C’est quelque chose sur lequel nous travaillons et nous allons le pousser »

Pour un joueur qui n’a quasiment pas joué pendant un an, il n’est pas surprenant de ne pas faire mouche tout de suite. Mais en NBA, les excuses ont une durée de vie limitée. Surtout, comme mentionné plus haut, lorsque les décideurs ont changé, la patience se fait plus rare.

Une place dans la rotation à arracher

Et c’est là que la saison 2026-27 prendra une importance particulière pour Essengue. Chicago est en pleine reconstruction et le nouveau front office, tout comme Tiago Splitter, voudront imposer leurs propres hommes. Le Français arrive donc avec un léger handicap : il n’est pas le cœur du projet du nouvel encadrement.

Et devant lui, la concurrence est plus féroce que jamais.

  • Meneurs / Arrières : Josh Giddey, Tre Jones, Rob Dillingham, Norman Powell, Isaac Okoro
  • Ailiers : Matas Buzelis, Dailyn Swain, Isaac Okoro
  • Intérieurs : Caleb Wilson, Patrick Williams, Noa Essengue, Leonard Miller, Nic Claxton, Jalen Smith, Zach Collin

Chicago Bulls rookie Caleb Wilson stays in the gym. Fresh off summer league, he and Bulls teammate Matas Buzelis teamed-up at a loaded South Side pro run 👀🔴 pic.twitter.com/mpcqGj7IBW

— Scott/Ballislife (@BallisLifeCHI) le 22 juillet 2026

Et au milieu de tout ce petit monde, un nom se détache forcément : Caleb Wilson.

Sélectionné très haut lors de la Draft 2026, ce rookie devrait bénéficier d’un temps de jeu conséquent pour progresser. Son arrivée complique directement la situation d’Essengue.

Le Français pourrait ainsi rapidement se retrouver derrière Wilson, Williams, Okoro ou encore Buzelis dans la hiérarchie des postes 3-4… en clair : il va falloir gagner sa place.

Le physique, la défense… mais l’attaque doit suivre

La bonne nouvelle, c’est qu’Essengue possède des qualités qui pourraient parfaitement s’intégrer au style de jeu de Splitter (on ne le choisit pas à la 12e place sans raison !).

Son activité défensive constitue sans doute son meilleur argument. Capable de défendre sur plusieurs postes, il peut perturber les tirs et exploiter son gabarit pour gêner les attaquants adverses.

Son problème ? Il doit désormais gagner en fiabilité offensive pour que les adversaires ne puissent pas l’ignorer. Et le tir est bien sûr au cœur des discussions.

After watching Wemby is it wrong to be excited about having a young supposedly 7 ft raw player like Noa Essengue waiting in the wings? pic.twitter.com/JLvRaP6zKm

— Bulls Lead (@BullsLead) le 31 mai 2026

Le Français lui-même a admis avoir dû presque réapprendre à shooter après son année blanche. Un chantier majeur, car dans une NBA où l’espace est devenu crucial, un intérieur incapable d’être efficace derrière l’arc peut rapidement rendre l’intégration problématique, voire impossible.

À cela s’ajoutent les pertes de balle et la nécessité de mieux gérer les contacts. Essengue l’a lui-même résumé : il doit encore progresser physiquement, en attaque et en défense… en bref, il reste du travail.

Objectif : enfin jouer en NBA

Le premier objectif de Noa Essengue n’est pas d’emblée de devenir titulaire ni d’afficher une moyenne de 15 points. Son enjeu est surtout de jouer, et de retrouver une place régulière dans une rotation NBA après une saison rookie quasi entière passée à l’infirmerie; ce serait déjà une étape majeure.

Et contrairement à ce que certains pourraient penser, le fait que Chicago soit en reconstruction peut aussi jouer en sa faveur. Les Bulls n’emploient probablement pas encore les sommets de l’Est et veulent surtout identifier les joueurs capables de composer l’avenir du club.

Now imagine Noa Essengue moving like this at 6’11. We basically got our Wemby 😂 pic.twitter.com/ctsVwjW4Lf

— Die-Hard Chicago (@Die-Hard_Chicago) le 7 juillet 2026

La nouvelle formule du système de loterie NBA pousse d’ailleurs les équipes en reconstruction à rester compétitives. Chicago devrait donc continuer à développer ses jeunes tout en cherchant à accrocher quelques victoires. Si Noa montre des performances et travaille avec assiduité, il peut réellement disposer d’une vraie carte à jouer.

Noa Essengue n’a encore que 19 ans et il serait évidemment prématuré de tirer des conclusions définitives sur son avenir. Toutefois, après une première saison quasiment blanche, un retour compliqué et un nouvel entraîneur déjà exigeant, le Français arrive à un moment charnière de sa jeune carrière. Le talent et les qualités physiques sont là… désormais, Noa doit démontrer qu’il peut les convertir en véritables clés pour réussir en NBA.