Vingt-trois ans après sa retraite définitive des parquets NBA, Michael Jordan a récemment pris la parole sur l’évolution du jeu et sur tout ce qui l’entoure. Le GOAT n’envie pas certains aspects de la vie actuelle des athlètes, comme la montée en puissance des paris sportifs et la pression des réseaux sociaux…
Voici ce que déclarait Michael Jordan en 2017, soulignant ainsi l’impact des réseaux sociaux sur la vie des sportifs. Plus de proximité avec le public, davantage de critiques, une pression accrue et des difficultés à protéger sa vie privée. Cette réalité est encore plus criante aujourd’hui, alors que les paris sportifs occupent désormais une place prépondérante dans l’écosystème des sports américains, pouvant exposer les athlètes à certaines dérives potentielles (injures, harcèlement et parfois menaces).
Jordan, lui, s’épanouissait au sommet de sa popularité dans les années 1990, à une époque où les réseaux sociaux n’existaient pas et où les paris n’étaient pas omniprésents autour de chaque match et de chaque performance individuelle, comme c’est le cas aujourd’hui.
« Je suis heureux d’être né à mon époque. Les choses ont changé du point de vue d’un sportif. À l’époque, on ne savait pas ce que je faisais avant un match. On ne savait pas non plus ce que je faisais après le match. Aujourd’hui, on sait tout ça. Je pense qu’il y a un peu plus de pression lorsque l’on prend en compte tous les éléments et toutes les circonstances entourant le match. À l’époque où je jouais, c’était très simple : soit on gagnait le match, soit on ne le gagnait pas. »
« Je suis content de la période dans laquelle j’ai grandi, et je ne suis pas certain que j’aurais changé ma perspective ni ma passion pour le basket si j’étais né trente ans plus tard. »
Vous l’avez compris, Michael Jordan est plutôt satisfait d’avoir évolué dans les années 1990. Mais que ferait-il s’il était né trente ans plus tard ? Son comportement serait-il différent s’il était le meilleur joueur du monde à l’ère des réseaux sociaux et des paris sportifs ?
« Je suis très attaché à ce sport, donc je ne pense pas que j’aurais changé ma perspective des choses, et ma passion pour le basket n’aurait pas changé. »
« En fin de compte, je me serait limité à jouer le match. Je me serais concentré sur mon adversaire. Je ne me serais jamais soucié de savoir qui pariait sur les Bulls, qui ne pariait pas sur les Bulls, quel était l’écart, etc. Gagner et faire des Chicago Bulls la meilleure équipe possible, c’est tout ce qui m’importait. »
La rage de vaincre et la passion du jeu, comme boucliers face aux pressions du monde sportif moderne, pourraient bien constituer un précieux enseignement pour les joueurs actuels.
Michael Jordan :
« Si je devais jouer aujourd’hui… je ne peux pas m’inquiéter de ce sur quoi les gens misent. Je ne peux pas m’inquiéter des statistiques. Je ne me préoccupe jamais des statistiques. Tout ce qui compte pour moi, c’est la fin du match… Si nous gagnons, peu me chaut de savoir qui a gagné le pari, qui ne l’a pas gagné. Je sais que j’ai gagné le match. Au final, c’est tout ce à quoi je me concentre… Aujourd’hui, il faut construire une marque… Ça détourne de l’esprit d’équipe… Je n’envie pas cela. Je suis heureux d’être né au moment où je suis né. »
(via @Sportradar, h/t @TheNBABase)
— Legion Hoops (@LegionHoops) October 7, 2026