L’Espagne est en train d’atteindre sa deuxième finale mondiale. La Roja célèbre après un match presque parfait, au cours duquel elle a été supérieure à la France du coup d’envoi jusqu’au coup de sifflet final. Elle a surpassé le vice-champion du Qatar 2022 sur les plans physique, mental et, surtout, footballistique. Le capitaine Rodri, impérial au milieu du terrain, a tracé la voie par son énergie et ses passes précises. Lamine Yamal, électrique sur le flanc droit, a apporté sa contribution et généré le premier but, qui a laissé les Bleus sans voix : une faute stupide de Lucas Digne a provoqué le penalty que Mikel Oyarzabal transforma en 1-0.
La France, qui avait tout dévoré sur sa route et accumulé 16 buts dans les matches précédents — un de moins que l’Argentine — n’a pas su trouver le moyen d’attaquer. Bloqués par les latéraux espagnols Dembélé et Barcola (puis Doué), leurs milieux ne savaient plus quoi faire du ballon. L’Espagne en a profité. Et en seconde période, elle est parvenue au 2-0 grâce à une rapide association entre Pedro Porro et Dani Olmo, concluant par le latéral du Tottenham qui a pénétré dans la zone de Digne.
L’équipe dirigée par Didier Deschamps a tout tenté. Quand le collectif n’a plus fonctionné, Mbappé et Dembélé ont accéléré et frappé vers les cages depuis toutes les positions. À chaque fois, un défenseur espagnol (habituellement en rouge, mais aujourd’hui vêtu en blanc) est intervenu pour l’en empêcher. Quand ils n’ont pas pu, Unai Simón les a sauvés. L’Espagne a fait de la solidarité sa bannière et a écarté du chemin de la Coupe du Monde le favori de beaucoup. Elle a joué LE match dont elle avait tant besoin. Et désormais, elle attend son adversaire. Qui sortira de deux options: l’Angleterre ou l’Argentine.