Chris Finch : ce qui l’inquiète, c’est que Rudy Gobert a perdu des alliés dans le vestiaire

Beaucoup de bouleversements dans le vestiaire des Wolves durant l’été avec le départ des vétérans (Mike Conley, Joe Ingles, Kyle Anderson). Chris Finch craint que ces départs n’aient un effet sur le moral de Rudy Gobert.

Rudy Gobert va jouer un rôle encore plus déterminant que jamais pour les Minnesota Timberwolves cette saison. Avec le départ de Naz Reid et Julius Randle, il devient le pivot de référence du groupe, le seul capable d’assurer la protection du panier sur l’intégralité d’un match, entouré de jeunes joueurs encore en apprentissage pour le seconder.

Cette jeunesse se ressent dans l’équipe entière après les départs de Mike Conley, Joe Ingles et Kyle Anderson. Trois personnes qui étaient très proches du Français dans les vestiaires. Un constat qui interpelle Chris Finch, comme il l’a confié au MinnPost :

« Ce qui m’inquiète le plus, c’est que Rudy (Gobert) a perdu beaucoup d’alliés. Des gars qui le comprenaient, qui savaient comment lui parler, qui pouvaient l’aider à nous aider. Et à l’approche de la saison, je veille simplement à ce qu’il y ait encore dans l’équipe des personnes capables de ‘parler la langue de Rudy’.

Avec le départ de nombreux joueurs cadres / vétérans aux Wolves (Conley, Naz Reid, Joe Ingles…), Chris Finch craint l’impact que ça peut avoir sur Rudy Gobert :

« Ce qui m’inquiète le plus, c’est que Rudy ait perdu beaucoup d’alliés. Des gars qui le comprenaient, qui savaient… pic.twitter.com/SITNhFsgmx

— TrashTalk (@TrashTalk_fr) September 14, 2026

L’entraîneur a confirmé à Britt Robson, le journaliste, qu’avant l’arrivée de Mike Conley, le pivot était comme un beau-père dans le vestiaire. Une figure « paternelle » mais pas avec un vrai lien de sang. Mais ce constat appartient au passé :

« Ils l’ont adopté et il les a adoptés. Cela ne veut pas dire qu’il n’est pas apprécié. Anthony (Edwards) montre l’exemple, puis Jaden (McDaniels) et les autres joueurs : ils ont tous une immense reconnaissance pour ce qu’il fait et ce qu’il a accompli.

Il est ce qu’il est, il est fier et il veut faire les choses d’une certaine manière. Et cette manière est souvent la bonne, mais parfois, il doit s’adapter aux besoins de l’équipe sur le moment. Et il faut qu’il y ait des joueurs pour aider à combler ce fossé. »

Rudy Gobert a 34 ans et avant l’arrivée de Trey Lyles (31 ans), le deuxième plus vieux joueur de l’effectif était Ayo Dosunmu (27 ans). Ce qui crée un écart naturel et explique aussi le recrutement de l’ancien intérieur de Denver. Il pourrait avoir un rôle crucial en devenant cet intermédiaire.

Une fois tous ces enjeux explicités par le coach, il est encore plus facile de comprendre pourquoi Guerschon Yabusele, coéquipier du pivôt en Équipe de France, était désiré dans le Minnesota cet été.

Mais Chris Finch est optimiste et la réunion de tous les joueurs de l’équipe dans l’Hexagone, cet été, l’a particulièrement ravi :

« Ce qui s’est passé à Paris cet été, c’est ce qui m’a le plus réjoui pour Rudy (Gobert). Parce que cela s’est fait naturellement. Il essayait de mettre en place quelque chose de ce genre depuis plusieurs années, mais n’arrivait tout simplement pas à convaincre tout le monde. Et cette fois, c’est Anthony (Edwards) qui en a été le moteur. Et LaMelo (Ball) a également joué un rôle en tant que nouvel arrivant. Et tout le monde a fini par se rassembler. Cela me donne beaucoup d’espoir quant à notre capacité à trouver la place de Rudy au sein de l’équipe. »

REPORT: Anthony Edwards and LaMelo Ball covered the flight bill for the Wolves team trip to Paris for offseason workouts with Rudy Gobert.

Respect. (via @JonKrawczynski) pic.twitter.com/whRg5sLtIX

— Legion Hoops (@LegionHoops) August 11, 2026

Sportivement, a une superbe opportunité cette saison avec l’un des groupes les plus talentueux avec lesquels il n’a jamais joué. Mais un groupe jeune et taquin, assez éloigné de sa mentalité comme représenté par les deux leaders d’attaque Anthony Edwards et LaMelo Ball. Le Français va devoir trouver sa place pour exprimer au mieux son jeu et son impact dans le vestiaire. Heureusement, son coach semble y veiller au grain.