Bam Adebayo en difficulté, le Heat enchaîne les défaites

Démarrant la saison avec de hautes aspirations, le Heat a rapidement chuté, encaissant deux lourdes défaites à domicile. Le symbole de ce départ manqué : Bam Adebayo, tout simplement invisible hier soir face aux Pistons.

Même les commentateurs du Heat, durant la nuit de la défaite face aux Pistons (128-111), n’ont pas réussi à distinguer Bam Adebayo. Déjà peu inspiré lors du premier affrontement contre les Wolves, le pivot du Heat a été pratiquement transparent vendredi soir : 4 points sur 6 tirs, dont 0 sur 2 à trois points et 0 sur 2 sur la ligne.

L’arbitre n’a pas souhaité accorder la remise en jeu à Bam Adebayo avant l’entre-deux entre le Heat et les Pistons.

En guise de contestation, Bam a choisi de rester discret tout au long du match (4 points, 2/6 au tir).

Faut pas aller le chercher ! https://t.co/Yco3bPGSjy

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Gêné par les fautes (plus ou moins évidentes…) dès le premier quart, et écarté du parquet après 23 minutes disputées, Adebayo n’a jamais vraiment trouvé son rythme. Offensivement, c’est comme s’il n’était pas présent. De l’autre côté du terrain, Miami ouvrait grand les portes et il n’a pas su les refermer. Autant dire que l’on a assisté à une véritable catastrophe.

Capitaine du Heat, leader défensif du groupe et nouveau garant de la Heat Culture après le départ à la retraite d’Udonis Haslem, Bam Adebayo était censé incarner la discipline floridienne. Or aujourd’hui, il représente exactement le contraire.

Udonis Haslem says when he gets back to Miami, he’s going to speak with the Heat team on the early struggles:

« Il sera honnête. Ça, c’est certain. On commence par le leadership. Je dois parler à mes capitaines. C’est là que je commencerai » https://t.co/UnfOBQS0PM

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Le Heat a perdu ses deux premiers matchs de la saison par 25 et 17 points, même si Giannis Antetokounmpo a brillé comme une superstar. Le enthousiasme de la pré-saison a déjà disparu, les grandes promesses estivales ont laissé place à la dure réalité de l’automne, et il est peut-être temps d’activer le signal d’alarme.

On savait que l’arrivée de Giannis obligeait Bam Adebayo à s’adapter et que la paire allait nécessiter un temps pour s’ajuster, en particulier offensivement. Mais après deux rencontres, on dirait que l’arrivée du Greek Freak a transformé Adebayo en simple rôle-player, alors qu’il est rémunéré comme une superstar (50 millions de dollars par année).

« Nous allons trouver une solution. Je vais trouver une solution. Je choisirai les moments où je pourrai être agressif et dominer. Je vais trouver une solution. » – Bam Adebayo, après la défaite contre Detroit

Pour tirer le meilleur parti du talent d’Antetokounmpo, le plan d’Erik Spoelstra repose sur les fondamentaux suivants : transition rapide, espaces sur le terrain, tirs à trois points et balles entre les mains de Giannis. Ce raisonnement est logique compte tenu des qualités énormes du Freak.

Le hic, c’est que Bam – malgré ses talents (mobilité, distribution, polyvalence, capacité à porter le ballon…) – ne possède pas le profil idéal pour s’intégrer dans cette philosophie de jeu. Contre les Pistons, il n’a certes pas été agressif, mais il n’a pas non plus été impliqué : jeu poste, écrans, tir à mi-distance… rien de tout cela n’a été exploité. Bam Adebayo devra évidemment se bouger, mais l’entraîneur Erik Spoelstra devra aussi trouver des moyens de lui faciliter la vie dans cette nouvelle configuration autour de Giannis.

La bonne nouvelle, c’est qu’il reste encore 80 matchs en saison régulière. La mauvaise, c’est que le Heat part d’un bien plus loin que prévu. Au-delà de l’attaque, c’est même l’identité défensive de Miami qui semble aux abonnés absents pour l’instant : 29e défense de la NBA après deux rencontres, et figé parmi les cinq moins bons rebonds. Des chiffres alarmants pour une équipe qui devait dominer défensivement sous l’impulsion du duo Antetokounmpo – Adebayo…

Quand faut dire à un joueur de se bouger le cul, franchement Kevin Garnett c’est le GOAT : https://t.co/4bKnvuRrtI

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