Accusation sévère contre le rugby sud-africain pour la baisse des contrôles antidopage

Une publication du prestigieux média britannique Le télégraphea déclaré que le rugby sud-africain a connu une baisse drastique de la lutte contre le dopage au cours de la dernière décennie, bien qu’il ait produit « le plus grand nombre de personnes reconnues coupables de dopage ».

Selon The Telegraph, les chiffres publiés par l’Agence mondiale antidopage montrent que les contrôles effectués par l’Institut sud-africain pour un sport sans drogue (SAIDS) sont passés de 785 en 2015 à seulement 127 en 2024. En effet, l’Afrique du Sud a enregistré un total de 89 cas de dopage au cours de cette période, ce qui représente un total mondial de 20 %. À leur tour, les médias mentionnent que cette baisse des tests survient lors d’un âge d’or pour les Springboks, qui ont remporté deux Coupes du monde consécutives, en 2019 et 2023.

Rappelons que parmi les personnes impliquées dans le dopage figurent les champions du monde 2019, S’busiso Nkosi et Elton Jantjies, suspendus en 2024 respectivement pour trois et quatre ans. Tandis qu’Aphiwe Dyantyi, l’une des promesses du rugby sud-africain en 2019, a également écopé d’une suspension pour dopage positif cette même année. Pendant ce temps, l’actuel pilier des Springboks, Asenathi Ntlabakanye, qui est convoqué pour affronter les Barbares de Felipe Contepomi, fait face à deux accusations après avoir échoué à un test, bien qu’il ait nié toute irrégularité et n’ait pas été provisoirement suspendu.

Le directeur général du SAIDS, Khalid Galant, a imputé la responsabilité aux pressions financières et à la suspension du laboratoire sud-africain accrédité par l’AMA, obligeant les échantillons à être envoyés à l’étranger à un coût plus élevé, et a admis que réduire la participation du rugby aux contrôles totaux n’était « pas idéal ». Par ailleurs, un porte-parole de World Rugby a déclaré : « Les joueurs sud-africains, ainsi que de nombreux autres pays, feront partie de notre groupe témoin, nous les testons donc tout au long de l’année, y compris hors compétition.