En pleine effervescence depuis la reprise de la NBA, Anthony Edwards traverse malheureusement un coup d’arrêt majeur, puisqu’il sera écarté des parquets pendant deux mois après une arthroscopie du genou droit. Cette intervention, loin d’être bénigne, peut nourrir des inquiétudes chez certains spécialistes…
Les passionnés de NBA qui arpentent Twitter ont sans doute déjà croisé le compte de Brian Sutterer, et ce davantage en cette période marquée par une croupe de blessures qui mine la ligue. Médecin du sport, Sutterer produit fréquemment des analyses accessibles et étayées sur les joueurs touchés. Et ses propos au sujet d’Anthony Edwards ne vont pas franchement rassurer les partisans des Wolves :
Mes réflexions sur l’opération du genou d’Anthony Edwards https://t.co/Rk3yy8hb7d
— Dr Brian Sutterer (@BrianSuttererMD) 27 octobre 2026
S’il y a une phrase à retenir de cette vidéo d’environ dix minutes, c’est probablement celle-ci :
Pour le dire autrement, l’arthroscopie du genou — une intervention mineure destinée à examiner et traiter l’intérieur de l’articulation à l’aide d’une mini-caméra — ne constitue pas une solution miracle pour Anthony Edwards.
« Le scénario le plus probable et le plus fréquent avec cette intervention est la prise en charge d’une lésion du cartilage, qu’il s’agisse du cartilage de surface articulaire ou du cartilage méniscal. […]
Lorsque l’on pratique un sport de haut niveau, après des blessures ou des chirurgies antérieures, ce cartilage autrefois lisse peut présenter de petites zones, comme des fissures sur une chaussée goudronnée, ou de petits nid-de-poule. Et cela peut générer de vrais symptômes : douleurs, gonflement… » – Dr. Brian Sutterer
Pour mémoire, la vedette des Wolves souffrait déjà du genou droit lors des derniers playoffs, et avait aussi subi une hyperextension du genou gauche. Edwards avait aussi manqué six matchs l’an dernier en raison d’une inflammation du genou droit et avait dû composer avec une tendinite rotulienne dans ce même genou (trois matchs manqués). Manifestement, le repos prodigué pendant l’intersaison et les divers traitements de l’été n’ont pas suffi à tout régler. D’après l’initié des Wolves Jon Krawczynski, le clan Edwards et la franchise pensaient que les bobos des derniers playoffs étaient derrière lui, mais Ant-Man s’est de nouveau blessé dès le premier match à Miami — alors même qu’il malmenait la défense adverse — et une IRM a dévoilé une nouvelle lésion.
Du côté des Wolves, l’espoir est que cette arthroscopie permette à Ant-Man de retrouver toute son explosivité et de se débarrasser des douleurs qui ont émaillé son début de saison, afin de pouvoir viser le titre à son retour prévu début 2027. Cependant, comme le souligne le Dr Brian Sutterer, ce type d’intervention peut également entraîner des effets négatifs à long terme :
Bien que le genou droit d’Anthony Edwards paraisse ne pas présenter de dommages structurels, sa résistance pourrait toutefois être altérée à l’avenir. Comme vous pouvez l’imaginer, cela peut accroître le risque de blessure et impacter durablement sa capacité à évoluer à son meilleur niveau dans les années qui viennent.
« Lorsque j’entends qu’un jeune joueur comme Edwards doit subir une chirurgie du genou, cela m’incite à la prudence pour son avenir et ce qui pourrait se produire au cours des cinq prochaines années. Est-ce que cela va conduire à d’autres interventions du genou ? Est-ce que cela va engendrer d’autres problèmes ? Car on l’a vu chez de nombreux joueurs, Joel Embiid en est le parfait exemple. » – Dr Brian Sutterer
Le nom de Joel Embiid associé à Anthony Edwards ? Voilà qui risque de faire froid dans le dos des fans des Wolves…
Évidemment, nous n’en sommes pas encore là, d’autant qu’Ant-Man a démontré qu’il pouvait surmonter les blessures en un temps record, ce qui lui vaut le surnom de « Wolverine » chez les Wolves. Néanmoins, on peut légitimement s’interroger sur l’avenir d’Edwards et sur sa durabilité à long terme, d’autant plus pour un joueur aussi athlétique et explosif.
Je suis inquiet pour la santé d’Anthony Edwards cette saison 😬 https://t.co/FIU0b1vwWO
— Kyle Ingram (@SnapshotKyle) 26 octobre 2026
Cette opération représente en tout cas le premier vrai coup d’arrêt de la carrière d’Anthony Edwards, qui n’a jamais joué moins de 61 matchs dans une saison NBA depuis son arrivée dans la ligue en 2020. Il ne devrait donc pas être éligible aux NBA Awards de fin de saison à cause de la règle des 65 matchs.
Pour mémoire, Edwards affichait en moyenne 33,3 points par match depuis la reprise, avec un sommet à 47 points lors de son dernier match à Cleveland.