La saison de la NBA reprend le 20 octobre, et avec elle trente franchises prêtes à tout pour aller loin… bien sûr à des niveaux différents. Qui dit retour, dit série de 30 previews en 30 jours. Ce vendredi, direction l’Ohio pour scruter les finalistes de Conférence les moins impressionnants de l’histoire : les Cleveland Cavaliers.
Ce qu’il s’est passé la saison dernière
Avant le coup d’envoi de la régulière, deux équipes sont présentées comme les adversaires à abattre à l’Est : les New York Knicks et les Cleveland Cavaliers. Pourtant, les premiers mois dans l’Ohio ne se passent pas comme prévu. Si l’attaque n’est pas décevante au sens strict, la défense a du mal à s’organiser et, à mi-saison, les Cavs sous la direction de Kenny Atkinson n’affichent que 22 victoires sur 41 matchs.
Tout n’est pas à jeter toutefois. Donovan Mitchell livre quelques prestations monstrueuses, comme ses 46 points face aux Sixers, et peu à peu, Jaylon Tyson se fait une place honorable au poste 3. En revanche, le chantier dans la raquette est plus problématique et Darius Garland subit également les blessures.
Même si, à la mi-janvier, une dynamique favorable se met en place avec 14 victoires en 16 matchs, les dirigeants restent sceptiques et pensent que, si rien ne bouge, l’équipe se dirige droit dans le mur. À l’approche de la trade deadline, Keon Ellis et Dennis Schroder sont acquis en échange de De’Andre Hunter, quelques jours avant le séisme.
🚨 TRANSFEEEEERT !
JAMES HARDEN FILE CHEZ LES CAVALIERS, DARIUS GARLAND EST DÉSORMAIS UN JOUEUR DES CLIPPERS !
WOW ! 🔥🔥🔥🔥🔥 https://t.co/msaUE67xBl
— TrashTalk (@TrashTalk_fr) February 4, 2026
Le projet autour de Darius Garland, double All-Star et chouchou des supporters, est abandonné au profit de James Harden. Une décision à court terme qui envoie un message clair : il faut gagner rapidement ! Le groupe tourne à plein régime jusqu’au terme de la saison régulière, devenant l’une des attaques les plus prolifiques de la ligue sur la période, grâce notamment à l’intégration réussie du barbu. 52 victoires pour 30 défaites, quatrième de l’Est et un premier tour des Playoffs pas évident à négocier face aux Raptors.
Les coéquipiers de Donovan Mitchell entament bien leur série avec deux victoires convaincantes à domicile. Mais la suite est plus complexe. Cleveland se qualifie en sept matchs, sans briller, avec une adresse en berne, une défense parfois en désordre et des joueurs qui semblent se marcher dessus. Le Game 5 à domicile est déterminant : sans un Evan Mobley très clutch, la défaite aurait été inévitable et les Raptors auraient eu une balle de match à domicile. Les deux joueurs qui impressionnent le plus dans la série restent Scottie Barnes et Collin Murray-Boyles.
Alors, en demi-finales de Conférence, même si Detroit a franchi le Magic sans grande opposition, les Cavs ne partent pas favoris. La série est globalement horrorifique. Deux équipes peu élégantes à regarder, qui s’échangent des coups et qui laissent les Knicks dérouler de l’autre côté. Donovan Mitchell signe une performance historique lors du Game 4 avec 39 points inscrits au cours de la seconde période. Jarrett Allen, meilleur joueur du Game 7 face aux Raptors, brille également dans le match décisif face aux Pistons. Deux séries arrachées au bout du fil, pour une qualification en Finales de Conférence presque sans éclat.
SPIDA SCORED 39 OF HIS 43 POINTS IN THE 2ND HALF 🤯
IT’S THE MOST POINTS IN ANY HALF IN A POSTSEASON GAME IN THE PLAY-BY-PLAY ERA!
CAVS WIN GAME 4 TO EVEN THE SERIES AT 2-2 IN THE EAST SEMIS 🍿 pic.twitter.com/0ZUmxWGRQu
— NBA (@NBA) May 12, 2026
Dans le Game 1, Cleveland surplombe New York de la tête et des épaules au Madison Square Garden, menant par 22 points à l’entame du dernier quart. Pourtant, les Knicks reviennent et s’imposent finalement 115 à 104. La série semble achevée et les Cavs se font éliminer en cinq manches, et pourtant James Harden déclarera ensuite qu’ils formaient « la meilleure équipe » et qu’en défense ils avaient été « extrêmement solides ».
En somme, une saison plutôt pas mal sur le papier pour Cleveland, mais l’analyse des chiffres et des résultats ne convainc pas : ils paraissaient plus loin de la bague que jamais.
Le marché de l’été
- Ils partent : Max Strus, Dean Wade, Dennis Schroder, Keon Ellis, Larry Nance Jr, Olivier Sarr
- Ils prolongent : Donovan Mitchell, James Harden, Thomas Bryant
- Ils arrivent : Peyton Watson, Mario Hezonja, Meleek Thomas, Khalifa Diop, Ernest Udey Jr
Deux extensions marquantes à Cleveland renforcent la volonté des dirigeants de maintenir le cap. James Harden obtient probablement le dernier gros contrat de sa carrière avec 97 millions de dollars sur trois ans, et surtout Donovan Mitchell signe pour un total affolant de 273 millions sur quatre ans. Le message est clair : les Cavaliers veulent gagner avec eux !
Donc Donovan Mitchell sera payé 75 MILLIONS DE DOLLARS AMÉRICAINS pour la seule saison NBA qui aura lieu dans 4 ans.
Sachant que c’est une player option.
— TrashTalk (@TrashTalk_fr) July 7, 2026
Pour les épauler, la franchise de l’Ohio réussit à attirer un renfort aérien prometteur sur les ailes en la personne de Peyton Watson. L’ailier des Nuggets a gagné en maturité et devrait devenir titulaire au poste 3. Mario Hezonja jouera le rôle de complément, après des saisons solides en Europe. Enfin, Meleek Thomas a dérogé à la Draft, mais a brillé lors du Summer League. Le jeune arrière, sélectionné en deuxième tour, est capable de marquer et pourrait gagner un rôle dès cette saison.
Concernant les départs, beaucoup de noms connus : le sniper Max Strus quitte la maison après une saison entachée par les blessures, Dean Wade était un pilier du vestiaire et rejoint les Sixers. Keon Ellis et Dennis Schroder n’ont eux fait que des passages éphémères sur le roster.
L’effectif 2026-27 des Cavaliers
- Meneurs : James Harden, Craig Porter Jr, Meleek Thomas
- Arrières : Donovan Mitchell, Sam Merrill, Tyrese Proctor,
- Ailiers : Peyton Watson, Jaylon Tyson, Mario Hezonja, Riley Minix (two-way), Tristan Enaruna (two-way)
- Ailiers-forts : Evan Mobley, Nae’qwan Tomlin
- Pivots : Jarrett Allen, Thomas Bryant, Khalifa Diop, Ernest Udeh Jr (two-way)
Les quatre éléments qui ont rempli les postes clés en fin de saison et le nouveau renfort qui entre dans le cinq partagent désormais le leadership. Depuis le départ de LeBron James, les Cavaliers n’ont jamais trouvé de stabilité sur le poste 3. Même l’an passé, lorsque Jaylon Tyson avait commencé en trombe, Max Strus a pris le relais sur la fin de saison avant que Dean Wade ne devienne titulaire régulièrement en Playoffs. Peyton Watson pourrait enfin, avec son contrat de 88 millions de dollars sur quatre ans, devenir la référence à ce poste.
Peyton Watson self-creation leap pic.twitter.com/6oKZwf5eIr
— Brett Usher (@UsherNBA) January 23, 2026
Il pourrait grandement aider son backcourt en apportant une solidité défensive tout en agissant comme le premier rideau des Cavaliers, pendant que James Harden et Donovan Mitchell animent l’attaque. Ensuite, établir une vraie connexion fluide entre Evan Mobley et Jarrett Allen demeure une priorité, comme c’est le cas depuis trois ans.
Sur le banc, les ailes restent solides avec le sniper Sam Merrill, l’énergie de Jaylon Tyson et la présence physique de Nae’qwan Tomlin. En revanche, le manque de doublures solides aux postes principaux pourrait peser en cas de blessure. Craig Porter Jr n’est pas un remplaçant dénué d’intérêt, mais il n’explose pas les compteurs; l’apport d’un Meleek Thomas dès sa première saison serait le bienvenu. Enfin, attention à la fragilité de Thomas Bryant en tant que doublure du poste 5 : en cas d’absence, la raquette pourrait vite être déserte.
Une petite vidéo en passant ?
TTFL : les joueurs des Cavaliers à suivre
Donovan Mitchell et James Harden
Bien sûr, ces deux joueurs peuvent connaître des journées à 3 sur 18 à 3-points, mais ils restent des références en matière de scoring. Au cours de la saison, ils ponctueront sans doute plusieurs matchs à 40 points, même si leurs meilleures soirées ne seront pas quotidiennes, ils constituent des choix incontournables dans vos decks à chaque mois.
Qu’attendre des Cavaliers cette saison ?
On le sait, pour viser le titre – l’objectif affiché par Cleveland – il faut idéalement posséder une attaque et une défense qui figurent dans le Top 10 de la NBA. La saison précédente, Cavaliers avaient le sixième meilleur offensive rating, mais seulement le 15e en défense. Avec une base autour d’Evan Mobley et de Jarrett Allen dans la raquette, ce n’est pas normal.
Le premier chantier consiste à redevenir une menace constante en attaque. Certes le backcourt demeure l’aspect faible, mais l’arrivée de Peyton Watson peut aider à masquer cela, surtout avec les cadres autour. Les joueurs du banc devront être davantage responsabilisés : c’est en travaillant dans la durabilité qu’ils gagneront des minutes.
The Art of Defense, with Evan Mobley. #LetEmKnow pic.twitter.com/bVorda6ok2
— Cleveland Cavaliers (@cavs) May 13, 2026
En attaque, les inquiétudes sont moindres. Une équipe dirigée par James Harden et Donovan Mitchell est capable de marquer en saison régulière. En Playoffs, cela se complique (6e rating sur 16 pour une équipe qui disputait les Finales de Conférence). Il faudra donc imaginer d’autres schémas pour surprendre les adversaires lors des moments décisifs.
Il est difficile de se projeter sur la postseason. Des doutes persistent, notamment autour de James Harden, mais l’objectif demeure d’y arriver avec sérénité, maîtrise et confiance. Deux à trois All-Stars, un Evan Mobley qui peut prétendre au DPOY, des attaques et des défenses dans le top 8 de la ligue et tout le monde sera emballé !
Le pronostic du rédacteur : 51 victoires, 31 défaites
Quelques liens utiles
- Les salaires des Cleveland Cavaliers pour la saison 2026-27
- Les 10 bonnes raisons de suivre les Cleveland Cavaliers en 2026-27