Trae Young peut-il devenir le véritable patron des Wizards ?

Arrivé à Washington à l’hiver dernier, Trae Young représente désormais une part du futur des Wizards. En association avec Alex Sarr, Bilal Coulibaly, Anthony Davis et AJ Dybantsa, le meneur jouera sans conteste le rôle pivot qui relie ces talents. En sera-t-il même le leader incontesté du quatuor ?

Cette saison, Trae Young mènera une formation qui, sur le papier, affiche des ambitions compétitives élevées. Commençons par la jeunesse: AJ Dybantsa, premier choix de la Draft 2026, est présenté comme l’un des espoirs les plus prometteurs de ces dernières années. Une pépite qui, malgré son talent colossal, nécessitera du temps pour appréhender la NBA, son tempo et les exigences physiques qu’elle impose, sans s’épuiser.

Trae Young says he wanted the Wizards to draft AJ Dybantsa 😳😳

« Il est impressionnant, il est vraiment au niveau… lorsque nous avons obtenu la première sélection, je me suis dit que s’il s’agissait d’AJ, nous aurions un vrai joueur… j’ai hâte d’aller sur le parquet » pic.twitter.com/b8fP1sPsrV

— WizardsMuse (@WizardsMuse1) September 21, 2026

Ému par le choix opéré par la franchise lors de la Draft, Trae Young devra devenir le principal baromètre de la progression de Dybantsa : lui transmettre les passes au moment opportun, l’aider à apprivoiser les phases chaudes, accepter les erreurs et surtout apprendre à ne plus les commettre par la suite.

Pour ce qui est de la paire intérieure, peu d’interrogations : Trae Young orchestrant un pick-and-roll avec Anthony Davis représente une menace double qui peut déstabiliser les défenses et épuiser les adversaires, même si le coach adverse est Doc Rivers — mais dans tous les cas, il ne pourrait pas anticiper ce type de mouvement. L’ancien meneur des Hawks se demandait il y a quelques jours s’il avait déjà eu un coéquipier capable de forcer une prise à deux; à Washington, cela pourrait devenir réalité, potentiellement pour au moins deux autres joueurs.

Trae Young explains why he was never successful with the Atlanta Hawks:

« Je ne sais pas si j’ai déjà eu un coéquipier capable d’attirer deux défenseurs sur lui. »

Holy cook 💀🔥 pic.twitter.com/YWtyuUOUIg

— Yaxel LendeBeast (@GMZeroOG) September 22, 2026

Pardon pour l’interruption, continuons donc : Young va probablement devoir accepter, par rapport à son passage à Atlanta, de voir sa production offensive « pure » (son apport en points) diminuer. Cela afin de mieux faire fonctionner l’ensemble global, notamment le secteur intérieur. Sa capacité à être le leader du groupe sera intimement liée à sa manière d’alimenter ses gros. Pour la cohésion, pour s’imposer comme élément incontournable dans le fonctionnement offensif.

Bien sûr, un leader l’est aussi défensivement : s’il n’y a pas trop d’hésitation à avoir quant au rôle d’Anthony Davis et d’Alexandre Sarr comme tandem majeur en matière de protection du cercle, il sera attendu de Trae Young qu’il participe à l’effort global. Certes, le garçon n’est pas (et ne sera jamais) un as de la défense. Mais attention à ne pas en faire une fatalité, comme cela a parfois été le cas à Atlanta. Le niveau d’investissement doit être celui imposé par le collectif, pour ne pas devenir une cible trop facile, des adversaires comme des coéquipiers.