Sans détour, il faut reconnaître que la cuvée des rookies 2026 est extrêmement dense, au point que certains parlent d’une naphtaline qui parfume tout le dossier. Pourtant, en scrutant de plus près, il y a un joueur qui paraît déjà capable d’emporter le trophée de Rookie de l’année. Profil, contexte, physique : son nom est Cameron Boozer.
Après une saison à Duke d’une maîtrise quasi parfaite, avec 22,5 points, 10,2 rebonds et 4,1 passes de moyenne, et après avoir reçu le Naismith Player of the Year, le fils de Carlos Boozer rejoint Memphis en tant que troisième choix de la Draft 2026.
Dans le Tennessee, il ne reste plus Ja Morant, Desmond Bane ou Jaren Jackson Jr. pour monopoliser les possessions offensives. Il y a une place de franchise player à prendre dans une équipe en reconstruction totale, avec un vestiaire jeune, et donc… une voie dégagée. Un panel d’experts NBA l’a d’ailleurs placé comme favori pour le titre de Rookie de l’Année pour la saison à venir.
Cameron Boozer was HOOPIN’ tonight!
🐻 24 PTS (game-high)
🐻 7 REB
🐻 10-13 FGM
🐻 MEM W
The #3 overall pick and the Grizzlies punch their ticket to the NBA Summer League Semifinals! pic.twitter.com/OJZAsl2JJ4
— NBA (@NBA) July 17, 2026
Déjà NBA ready
Cameron Boozer incarne ce qu’on appelle typiquement un gabarit qui donne l’impression qu’un “cheat code” a été glissé dans le jeu. Mesurant 2m08 pour 113 kilos, ce fils de Carlos ne joue pas en finesse. Des épaules de déménageur et des appuis solides lui permettent de déloger son défenseur dès qu’il attaque la raquette, comme si les lois de la physique n’étaient qu’une suggestion. Et ce qui rend le tout encore plus inquiétant pour les adversaires, c’est qu’il n’est pas seulement lourd: il est coordonné, rapide dans ses transitions d’appui, habile avec le ballon et affiche une aisance qui surprend pour un joueur de ce volume.
Mais Boozer n’en reste pas là : il ne se limite pas à être l’exutoire d’un intérieur classique. Un jour, il t’impose son jeu dans le poste bas, le lendemain il te pénètre à longue distance derrière l’arc, ou il lit le jeu depuis le haut de la raquette. Il peut aussi capter un rebond et lancer lui-même la contre-attaque en filant la passe au bon moment. Un vrai luxe pour une équipe. En défense ? L’adaptation au plus haut niveau reste à prouver, mais il peut occuper les postes 4-5 pour occuper l’espace et switcher sur un ailier sans se faire dépasser.
Cam Boozer n’est pas qu’un simple joueur : c’est un véritable couteau suisse. Un ailier-fort avec un physique de vétéran et une mobilité particulièrement intéressante. Attention cependant à la NBA: même à 19 ans, ce n’est pas à prendre à la légère.
Dybantsa et Peterson, victimes de la « compétitivité » de leur équipe ?
Attention toutefois : on ne dit pas qu’AJ Dybantsa (1er choix de la Draft) et Darryn Peterson (2e choix) ne peuvent pas prétendre au Rookie de l’Année, loin de là. Sur le talent brut, le débat reste totalement ouvert. Le problème, c’est plutôt leur environnement.
À Washington, Dybantsa arrive dans une rotation qui vient tout juste d’accueillir Trae Young et Anthony Davis. Idéal pour progresser à l’ombre de vétérans et, potentiellement, remporter des matchs, mais pas nécessairement pour afficher de grosses statistiques d’entrée qui font gagner des trophées individuels. Même logique chez Peterson avec le Jazz, qui devra afficher de la concurrence autour de lui (Keyonte George, Lauri Markkanen, JJJ…). Quant à Caleb Wilson, arrivé à Chicago en pick 4, la situation demeure floue quant au rôle qu’occupera le jeune ailier.
Cedric Coward est très fier de son nouveau coéquipier Cameron Boozer :
« Je ne peux pas croire qu’il ait 18 ans. Je suis ravi qu’il soit dans mon équipe ! »pic.twitter.com/IpGhQ03yOm
— TrashTalk (@TrashTalk_fr) July 11, 2026
Alors que le Rookie de l’Année est habituellement le trophée qui prend le moins en compte les résultats collectifs, Boozer semble cocher toutes les cases : profil « NBA Ready », grosses responsabilités offensives garanties, et nouveau visage d’une franchise en reconstruction. Rendez-vous dans un an avec une nouvelle ligne sur son palmarès ?