Kevin Durant n’a visiblement pas tourné la page. Dix ans après son arrivée à Golden State, le double MVP des Finales continue d’alimenter l’image de celui qui a « cassé la NBA ». Alors, en voyant LeBron James rallier les Sixers, KD n’a pas résisté à la tentation de rouvrir ce dossier ancien et de les qualifier aussitôt comme des prétendants sérieux au titre !
Interrogé sur les ambitions de la nouvelle armada installée dans la Cité de l’Amour, Kevin Durant n’a pas limité son réconfort aux seules chances de titre pour Philadelphie. Il en a surtout profité pour dénoncer ce qu’il perçoit comme une forme de double standard.
« La dernière fois qu’une équipe avait aligné trois joueurs tournant à plus de 20 points de moyenne, tout le monde parlait d’injustice. C’était l’équipe des Warriors dans laquelle je jouais. Or les Sixers affichent aujourd’hui quatre joueurs dépassant les 25 points de moyenne. Donc oui, je les vois comme des candidats au titre »
Kevin Durant on LeBron James’s 76ers: “The last time they put three 20-point scorers on a team, they said it was unfair, which was the [Warriors] team I was on. They have got four 25-point scorers on this team. So, hell yeah, I think they’re going to be a contender.” pic.twitter.com/aFcSyDoEq1
— Ben Golliver (@BenGolliver) August 1, 2026
Le message est clair : si les Warriors de 2017 étaient jugés « injouables », pourquoi le discours ne serait-il pas le même pour des Sixers qui comptent désormais LeBron James, Joel Embiid, Tyrese Maxey, Jaylen Brown et le prometteur VJ Edgecombe ?
Durant en a également profité pour saluer la décision de son ami.
« Je n’avais aucune idée de cela auparavant. LeBron est ainsi fait : on ne sait jamais vraiment ce qu’il mijote. Je suis heureux pour lui. C’est une excellente décision, tant pour lui que pour la ligue »
Juste comparaison ?
Le parallèle fera sans doute débat. Car si LeBron rejoint une formation philadelphienne qui affiche aujourd’hui une concentration de talents impressionnante… la comparaison avec les Warriors de 2017 reste imparfaite.
KD appartenait alors au trio de superstars les plus dominants de la planète, en pleine quête de sa première bague, alors que les Warriors sortaient d’une saison à 73 victoires et avaient déjà écarté le Thunder de KD lui-même, après avoir comblé un déficit de 3-1.
Quatorze ans plus tard, KD persiste et signe dans sa défense de ce choix. Et visiblement, chaque nouvelle superéquipe lui offre l’opportunité idéale de rappeler que, selon lui, l’histoire n’a jamais été racontée correctement. Une chose est certaine, pour lui comme pour la plupart des observateurs, les Sixers seront bel et bien des prétendants au titre, voire les favoris dans la conférence Est…