Ce n’était pas une promesse, mais c’était une déclaration qui donnait le ton. Néstor Lorenzo a clairement indiqué que l’équipe nationale colombienne est prête à « se qualifier pour la dernière journée de la Coupe du monde ». Ce n’est pas une phrase mineure ni un optimisme débordant de la part d’un supporter de la rue : c’est une prise de position publique de la part du sélectionneur qui assume le contexte entourant le Tricolore à cent jours du début de la Coupe du monde 2026.
La Colombie arrivera à la Coupe du monde après avoir été absente du Qatar 2022 avec un historique qui place la barre plus haut. Lorenzo s’est qualifié troisième des Éliminatoires avec 28 points, un de moins que l’Équateur et dix de moins que l’Argentine, en plus d’avoir été vice-champion de la Copa América 2024. Ce parcours compétitif est obligatoire et l’entraîneur argentin n’est pas étranger aux exigences qu’il s’est publiquement imposées.
Les débuts auront lieu le 17 juin contre l’Ouzbékistan à Mexico dans le groupe K, et la clôture de la phase de groupes aura un volet particulier : le Portugal, le 27 juin à Miami. L’objectif initial est de surpasser ce qui a été fait au Brésil 2014, lorsque l’équipe a atteint les quarts de finale.
Avant cela, le mois de mars sera décisif. La Colombie affrontera la Croatie jeudi 26 à Orlando et la France dimanche 29, deux tests très exigeants pour peaufiner les détails et esquisser la liste définitive. Lorenzo a été clair : « Un joueur ne rejoint pas l’équipe nationale et ne participe pas à une Coupe du Monde d’un seul coup. » Le processus a du poids et ceux qui ont été à l’intérieur partent avec un avantage, même si la porte n’est pas fermée. La concurrence interne sera essentielle à plusieurs postes.
Dans ce contexte, la gestion des chiffres sera déterminante. Lorenzo devra valoriser le grand moment de Luis Díaz au Bayern Munich, où l’ailier traverse une étape de haute productivité offensive et de confiance à 100%, et en même temps gérer le cas de James Rodríguez, maintenant en MLS, en cherchant à le rendre compétitif et en rythme. L’équipe sera dirigée par les deux, et leur déséquilibre peut faire la différence dans un tournoi court.
Les noms en cours d’évaluation apparaissent également. Le cas de Falcao a été un sujet de conversation après des versions qui parlaient d’une prétendue promesse. Le DT a été énergique : il n’y a aucune promesse. « J’aime Falcao, je l’adore, j’espère qu’il est en compétition et qu’il rivalise avec ceux qui sont à sa place pour un poste… Je ne fais jamais de promesse à personne », a-t-il expliqué sur Radio Caracol. Concernant Jhon Durán, aujourd’hui au Zenit en Russie, il a souligné qu’il espère atteindre son meilleur niveau pour « nous faire réfléchir ».
La Colombie arrive à la Coupe du Monde avec des chiffres favorables, une base consolidée et l’ambition déclarée de concourir jusqu’au bout. Cent jours après le départ, Lorenzo s’est déjà fixé un objectif : atteindre le dernier jour. Et même si vous n’aimez pas faire de promesses, vous devrez désormais travailler pour répondre aux attentes que vous fixez avec vos propos.